Dans la vie de ce constitutionnaliste, il y a eu un avant et un après 9 juin 2024. La dissolution de l’Assemblée nationale l’a transformé, à 38 ans, en distributeur d’analyses et de remèdes juridicopolitiques. Un brin cocasse, quand on sait que sa thèse, préfacée par Gérard Larcher, porte sur la légitimité du Sénat.
L’encre de son dernier livre Crise politique, Crise de régime (Odile Jacob) à peine sèche, il finalise déjà son prochain manuscrit sur la crise… de l’Etat. Entre deux cours de droit public à Assas, quand on ne le croise pas près du Palais-Bourbon, plaidant pour la proportionnelle ou ulcéré par le projet de loi sur l’autonomie de la Corse, ce chouchou des programmateurs télé honore aussi des sollicitations plus politiques, venues de présidentiables, de ministres ou d’élus, voire d’ambassades étrangères et de cabinets d’affaires publiques — quitte à se faire traiter en douce par ses pairs de papillon attiré par la lumière.