14) Thomas Piketty et Julia Cagé
Bien placés dans notre dernier classement, après une année 2024 marquée par le retour en force de la gauche et leur participation à la conception du programme du Nouveau Front populaire, les économistes Thomas Piketty et Julia Cagé ont continué à largement participer au débat public cette année, soutenant, notamment, la taxe Zucman, lorsqu’elle fut défendue à l’Assemblée par le PS, ou pointant du doigt le RN qui ne l’a pas votée.
Lui, spécialiste des inégalités, présentait en décembre la nouvelle édition du “Rapport sur les inégalités mondiales”, dont il fut l’un des coordinateurs. Prof à Sciences Po, Julia Cagé a été, au mois de mars, colauréate du prix du meilleur économiste européen, décerné tous les deux ans par l’Association économique européenne et la Fondation Yrjö-Jahnsson, pour ses travaux mettant “en lumière le rôle crucial des médias et des réseaux sociaux dans la formation des croyances et des actions politiques, ainsi que les dangers liés à un contrôle des médias”. Inutile d’écrire qu’on entendra encore parler d’eux d’ici à 2027
15) Benjamin Duhamel et Agathe Lambret
Depuis l’officialisation de leur relation, en 2023, la carrière de ces deux journalistes politiques “figures montantes du PAF” a pris une autre envergure. Concurrents sur des tranches du soir la saison dernière (lui sur BFMTV, elle sur FranceInfo), ils le sont maintenant en matinale.
Depuis la rentrée, Benjamin Duhamel, fils des journalistes politiques Nathalie Saint-Cricq et Patrice Duhamel, n’officie plus sur BFM TV mais à France Inter, où il a remplacé Léa Salamé et mène l’interview de 7h50 puis celle de 8h20 avec Florence Paracuellos. Agathe Lambret, qui a elle aussi fait ses classes sur la chaîne info, est aux manettes de l’interview de 8h30 de FranceInfo aux côtés de Paul Larrouturou et présente le podcast “Dans les yeux d’Agathe”.
16) Yann Rivoallan et Victoire Satto
Patrons, cadres dirigeants, lobbyistes, parfois ministres, comme Serge Papin (Commerce)… Tous ont déjà passé une tête dans leur appartement parisien, qui se veut un épicentre de la mode, de ceux qui s’y intéressent et des débats qui l’agitent. C’est là que Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, et Victoire Satto, fondatrice du média-studio The Good Goods, réseautent, flattent, demandent et convainquent.
Tous deux se sont d’abord rencontrés pour mener, ensemble, une guerre d’enfer contre Shein. Lui, omniprésent dans les médias, multiplie les coups de com et soigne ses mises en scène sur les réseaux sociaux, entre deux rendez-vous ministériels et une action en justice contre le géant chinois, rejointe par une centaine de marques et fédérations.