Les deux parlementaires ont confirmé à POLITICO avoir effectué des signalements à la justice sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale.
Depuis deux jours, des centaines de femmes et d’adolescents témoignent du fait que leurs photos, publiées sur les réseaux sociaux, sont “dénudées” à la demande d’autres internautes par Grok, l’intelligence artificielle intégrée au réseau social X.
Ces montages photographiques générés par IA portent atteinte “à la dignité des personnes représentées” estime Arthur Delaporte dans son courrier à la procureure, consulté par POLITICO.
Contacté par POLITICO, le cabinet de la ministre déléguée au numérique indique se pencher sur les problèmes posés par Grok, sans plus de précision pour l’instant. La haut-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry s’est dite “scandalisée” par ces pratiques.
Plusieurs associations comme Stop Fisha et Respect Zone ainsi que le signaleur de confiance Point de Contact ont en outre indiqué à POLITICO être en train de récolter des contenus signalés par les utilisateurs pour les faire remonter aux autorités.
Cette nouvelle affaire va étoffer l’enquête déjà ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité contre la plateforme X. Une procédure déjà élargie en novembre à des propos antisémites et négationnistes disséminés par Grok.
Eric Bothorel, qui avait obtenu l’ouverture de l’enquête judiciaire contre le réseau X en février dernier, a également indiqué à POLITICO saisir conjointement l’Arcom et la Commission européenne.
Sollicité par POLITICO, X n’a pas donné suite au moment de la publication.